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Bienvenue sur le site Internet du Groupe de recherche sur la politique extérieure canadienne.
Toute l'équipe du GREPEC vous souhaite une bonne navigation.
Le Groupe de recherche sur la politique extérieure canadienne rassemble une équipe de professeurs et  chercheurs de diverses unités de recherche du Département de science politique et de l’Institut des relations internationales de Montréal (UQÀM) tel que la Chaire de recherche du Canada en relations internationales et la Chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadiennes.
Le GREPEC a pour objectif l’étude de la politique étrangère canadienne dans le contexte actuel.

Nouveautés

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Le projet principal  du GREPEC
Plus spécifiquement, le projet de recherche principal actuel du GREPEC porte sur  les conséquences des événements du 11 septembre sur  la politique étrangère canadienne.
Il  bénéficie d’une subvention du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada.

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Le but de la recherche
La recherche part de la prémisse que les attentats du 11 septembre 2001 ont effacé l’impression d’immunité contre les agressions de l’extérieur, éprouvée par le Canada et les États-Unis. Cette « attaque armée », comme l’ont qualifié les membres de l’OTAN en se référant à l’article 5 du traité, a amené le début d’un réaménagement complexe des relations politiques, diplomatiques et militaires entre les sociétés nord-américaines d’une part, et entre les États-Unis et le reste du monde d’autre part.
Le but de cette recherche est d’analyser les conséquences des attentats du 11 septembre sur l’autonomie de la politique étrangère canadienne par rapport à celle des États-Unis. Nous sommes partis de l’hypothèse, qui peut paraître paradoxale à première vue, que le Canada conserve une large autonomie dans la détermination de sa politique étrangère et nous nous proposons de la démontrer.

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Les axes de recherche
Notre recherche est articulée autour de trois axes. En premier lieu, il est important de préciser ce qu’est l’autonomie d’une politique étrangère, en fonction du rapport de puissance et d’influence, ainsi que dans le contexte du système international. Les variables d’analyse sont la manière dans laquelle « le périmètre de sécurité » nord-américain, la frontière intelligente et les autres démarches récentes en matière de sécurité affectent ou garantissent la sécurité du Canada et les intérêts du Canada.
Un deuxième axe touche à la sécurité non-militaire.  Notre hypothèse est que la législation canadienne en matière de sécurité n’est pas le calque de la législation américaine. Les premiers résultats de notre recherche montrent que,  sur de nombreux aspects, c’est le cas et qu’elle offre même davantage de garanties pour les libertés fondamentales que les législations européennes, notamment celle adoptée en Grande-Bretagne après le 11 septembre. Au cours des recherches qu’on a déjà fait, on s’est aperçu que, sous l’influence des acteurs politiques, des médias et de l’opinion publique, les projets de lois ont subi des modifications majeures. Les lois qui ont été adoptés reflètent entièrement les traditions canadiennes et la Common Law et leurs stipulations sont beaucoup plus mesurées que celles qu’on trouve dans la législation américaine ou européenne en la matière. Elles constituent une approche typiquement canadienne dans la lutte au terrorisme ce qui montre que, même si on peut parler d’une coopération plus étroite avec les États-Unis, il ne semble pas qu’il y ait un alignement sur la politique des États-Unis.
Finalement, un troisième axe de recherche touche à la sécurité militaire, notamment au processus d'intégration nord-américaine, à l’implication du Canada en Afghanistan ainsi qu’aux retombées sur les relations canado-américains de la décision de non-participation à la guerre en Irak. Celle-ci montre encore une fois que le Canada a adopté une position différente des Etats-Unis.
D’autres axes de recherche peuvent  être dégagés, comme par exemple l’aménagement institutionnel de la « lutte au terrorisme » notamment au Canada, aux Etats-Unis et dans l’Union européenne.
Là encore, on peut constater que la création d’une Agence canadienne de services frontaliers (ASFC), n’a pas été calquée sur des institutions similaires aux États-Unis, puisqu’elle laisse dehors la majeure partie des services d’immigration qui touchent aux réfugiés et à la sélection d’immigrants, d’étudiants et de travailleurs.
L’originalité de notre démarche est qu’elle va à l’encontre de l'image souvent diffusée par les médias et quelquefois par les spécialistes qu’il y a une perte d’autonomie majeure dans la politique étrangère canadienne.. Nous soulignons qu’une convergence des politiques n'est pas synonyme d’une dépendance. Souvent le Canada a adopté des positions similaires à celles de États-Unis parce que c’était dans ses propres intérêts. D’ailleurs, la plupart des mesures bilatérales prises et des concepts véhiculés sont des initiatives canadiennes.
Cette recherche a de l’intérêt non seulement pour les spécialistes, universitaires et praticiens, mais une  large audience. Elle veut stimuler la réflexion sur les relations canado-américaines et canado-européennes dans les domaines de la politique étrangère, politique de sécurité militaire et non-militaire, ainsi que législation antiterroriste et d’immigration à travers une démarche comparative.

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Les objectifs de recherche

·     Analyser les conséquences des événements du 11 septembre 2001 sur la marge de manœuvre de la politique étrangère canadienne par rapport à celle des États-Unis.

·     Plus précisément, montrer comment le Canada approche la coopération directe entre les deux pays sur les questions nord-américaines de sécurité avec des valeurs distinctes.

·     Montrer que dans la lutte antiterroriste sur le plan multilatéral et international, le Canada met de l'avant ses propres valeurs.

L’étude des conséquences des attentats du 11 septembre sur la marge de manœuvre de la politique étrangère canadienne permettra d’une part  de contribuer au débat sur la notion d’autonomie par rapport à la politique étrangère américaine en fournissant des éléments empiriques susceptibles d’alimenter la réflexion. D’autre part, cette recherche viendra combler une lacune dans le champ d’étude de la politique étrangère canadienne. On s’aperçoit qu’il n’y a pas eu d’exploration systématique des conséquences, encore en plein déroulement, des événements du 11 septembre, qui ont déclenché un réaménagement des relations politiques, stratégiques et militaires entre les sociétés nord-américaines d’une part, et entre l’Amérique du Nord, considérée de plus en plus comme une entité intégrée de point de vue stratégique et militaire, et le reste du monde, d’autre part.
La recherche est en parfaite continuité avec les travaux poursuivis par les membres de l’équipe de recherche. Le chercheur principal, André Donneur, a consacré depuis de nombreuses années ses activités scientifiques à l’analyse de la politique étrangère canadienne, concrétisées par la publication d’ouvrages généraux et spécifiques consacrés à ce sujet. Il a travaillé aussi sur d’autres aspects des relations internationales consacrés à la sécurité. La réputation des co-chercheurs dans le domaine de la sécurité et de la politique étrangère canadienne n’est plus à faire. Albert Legault, qui vient de publier plusieurs livres, étudie les rapports canado-américains dans le contexte des guerres en Irak et Afghanistan, ainsi que les questions d’énergie sur une base géopolitique et nord-américaine. Stéphane Roussel travaille sur le périmètre de sécurité nord-américain. 

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La diffusion des résultats et les retombées scientifiques
Faire état des résultats actuels ou annoncés qui sont publiés sous une autre rubrique. 
Les recherches préliminaires sont présentées lors de communications à l’occasion des colloques scientifiques au Canada et à l’étranger (États-Unis notamment). Les résultats de la recherche seront publiés dans des revues et chapitres de plusieurs ouvrages. La synthèse de la recherche sera publiée dans un ouvrage.

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Les coordonnées
Université du Québec à Montréal
Groupe de recherche sur la politique extérieure canadienne
Case postale 8888, succursale Centre-ville
Montréal (Québec), Canada
H3C 3P8
Téléphone : (514) 987-3000
Télécopieur : (514) 987-0218
 
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Dernière modification : 17 janvier 2005